Le Brent rebondit depuis 3 mois alors que l'accord US‑Iran met Hormuz à l'épreuve

Le Brent rebondit depuis 3 mois alors que l'accord US‑Iran met Hormuz à l'épreuve
Devesh Kumar
16 juin 2026, 05:48 AM

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Brent (contrats à terme ICE Brent)

Achetez des contrats ICE Brent (ou jouez le spread Brent/WTI si possible), car le marché est encore en train de dénouer trop lentement la « prime de risque » liée à Hormuz. Le MoU réduit la probabilité d'une fermeture prolongée, mais les navires pris au piège, le déminage, les inspections et les validations d'assurance signifient que la normalisation complète ne se produira pas instantanément — les prix devraient donc se stabiliser et progresser lentement depuis des niveaux survendus plutôt que s'effondrer pour se caler sur les seuls fondamentaux.

Risque clé : Une réouverture réelle et rapide d'Hormuz, avec les agréments d'assurance et de dégagement permettant à la plupart des pétroliers de transiter en quelques jours, entraînant un dénouement brutal de la prime de risque et une chute du Brent.

USOIL (WTI)

Vendez le WTI via les contrats ICE WTI (ou shortez l'ETF USOIL) par rapport au Brent. L'article souligne que le marché s'intéresse au moment où les navires pourront reprendre le passage sécurisé par Hormuz ; cela tend à soutenir davantage les indices mondiaux que l'équilibre spécifique aux États-Unis. Si la prime de risque continue de s'estomper, le WTI devrait sous-performer le Brent, le marché américain intégrant moins la perturbation immédiate liée au point d'étranglement.

Risque clé : Le WTI rattrape son retard ou surperforme parce que l'offre/demande américaine se resserre ou que la logistique du pétrole américain devient la contrainte clé, faisant prévaloir un effet domestique sur le choc géopolitique dominé par le Brent.

  • Le Brent rebondit pendant que les opérateurs évaluent les détails et les risques de l'accord US‑Iran.
  • Les prix du pétrole se reprennent après la chute de lundi vers des plus bas de trois mois.
  • Près de 600 navires restent bloqués malgré l'espoir d'une réouverture d'Hormuz.

Le Brent a légèrement progressé mardi matin, se redressant depuis un plus bas de trois mois, alors que les opérateurs se demandaient si un cadre de paix US‑Iran se traduirait rapidement par un retour à des flux pétroliers normaux par le détroit d'Hormuz.

L'indice mondial a augmenté d'environ 0,7 % pour atteindre environ 83,71 $ le baril après avoir chuté de près de 5 % lundi, lorsque le président Donald Trump a annoncé un MoU avec l'Iran visant à mettre fin à des mois de conflit dans le Golfe.

L'accord devrait être signé formellement à Genève vendredi.

US-Iran deal shook markets

L'annonce de Trump a marqué la percée diplomatique la plus nette depuis que le conflit dans le Golfe a perturbé l'un des couloirs énergétiques les plus importants au monde.

Le détroit d'Hormuz transporte environ un cinquième de l'approvisionnement pétrolier mondial, ce qui en fait un point de pression pour les marchés de l'énergie, l'inflation et les coûts d'expédition.

Le memorandum of understanding est un accord préliminaire qui définit les grandes lignes d'un accord avant la signature du document final.

Dans ce cas, il vise à mettre fin au conflit et à rétablir le passage sécurisé par le détroit.

Cela a suffi à secouer le marché.

Le Brent et le West Texas Intermediate, le baromètre pétrolier américain, ont tous deux glissé lundi à leurs niveaux les plus bas depuis mars alors que les opérateurs ont rapidement retiré une partie de la « prime de risque » intégrée aux prix.

En termes clairs, cette prime est le montant supplémentaire que les acheteurs paient lorsqu'ils craignent qu'une offre puisse être interrompue.

Le pétrole avait flambé plus tôt en 2026 lorsque la fermeture d'Hormuz a obligé les pétroliers à attendre, à contourner ou à retarder des expéditions.

La vente massive de lundi a montré que les opérateurs considèrent maintenant comme moins probable une interruption militaire prolongée, mais le rebond mardi a montré qu'ils ne sont pas prêts à déclarer la crise close.

Why did prices bounce back?

La reprise de mardi relevait moins d'un nouvel optimisme que de questions restées sans réponse, le marché se demandant quand le pétrole recommencera effectivement à circuler.

Les analystes ont indiqué que le marché devrait continuer à dénouer la prime géopolitique à court terme, ce qui pourrait pousser les prix du pétrole plus bas que ce que justifieraient les seuls fondamentaux.

Cependant, ils ont mis en garde que l'incertitude quant au moment où les navires pourront reprendre le transit sécurisé du détroit d'Hormuz signifie que les risques de perturbation ne seront probablement pas totalement éliminés pour l'instant.

Cette prudence s'enracine dans des réalités pratiques.

Environ 500 navires commerciaux restent piégés dans le Golfe, selon Kpler, et ils ne peuvent pas tous sortir par un goulet d'étranglement étroit en même temps.

Le déminage, les inspections navales, les approbations d'assurance et les évaluations de la sécurité des équipages pourraient ralentir le processus même si les diplomates signent l'accord cette semaine.

Les compagnies maritimes devront aussi décider si la route est suffisamment sûre pour que les capitaines reprennent le transit normal. Les primes d'assurance contre les risques de guerre ne devraient pas baisser immédiatement.

Certains armateurs pourraient attendre plusieurs traversées réussies avant de renvoyer des pétroliers de grande valeur par le détroit.

Les détails de l'accord sont une autre source d'incertitude : l'Iran a réclamé des frais de transit, tandis que Trump a affirmé sur Truth Social que le passage serait gratuit.

Tant que ce différend ne sera pas résolu, les opérateurs devraient continuer d'intégrer un certain risque de perturbation dans les prix.