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Le rebond de l'argent cale près de 62 $; le recul du pétrole peut limiter une chute plus forte

Le rebond de l'argent cale près de 62 $; le recul du pétrole peut limiter une chute plus forte
Devesh Kumar
06 juil. 2026, 08:08 AM

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XAG/USD buy

Acheter de l'argent au comptant (XAG/USD) en vue d'un rebond de stabilisation. Le rallye s'est arrêté près de 62 $, mais les deux principaux vents contraires s'atténuent : le pétrole glisse vers des plus bas de plusieurs mois (pression inflationniste moindre) et les attentes d'une hausse des taux se sont calmées après des données américaines plus faibles. L'argent ne portant pas de rendement, un adoucissement des anticipations Fed soutient généralement les métaux. Déclencheur technique : reconquérir et maintenir la zone autour de la MME 20 jours proche de $63.5 ; objectifs ensuite $67.2 puis $70.

Risque clé : Le pétrole cesse de baisser et remonte violemment, ravivant les craintes inflationnistes et faisant remonter les attentes de taux — l'argent se vend rapidement.

Brent brut sell

Vendre le Brent (contrats à terme Brent ou CFD). La faiblesse du pétrole est le levier macro qui peut contenir les anticipations d'inflation et empêcher la Fed d'adopter un ton plus agressif. L'article cite Citi qui anticipe un Brent autour de ~$60 alors que l'offre se normalise et que les perturbations liées à Hormuz s'estompent. Si le Brent continue à baisser, cela soutient la stabilisation de l'argent et réduit la pression sur les métaux précieux.

Risque clé : Des coupes de production d'OPEC+ ou un regain de risque dans le détroit d'Hormuz entraînent une forte remontée du Brent — la baisse du pétrole s'inverse et tire l'argent vers le bas.

  • L'argent recule près de 62 $ alors que les opérateurs prennent des gains avant les minutes de la Fed cette semaine.
  • La baisse des prix du pétrole soulage provisoirement XAG/USD en refroidissant les risques d'inflation.
  • Citi voit le Brent autour de $60 d'ici la fin d'année à mesure que les craintes sur l'offre liées à Hormuz s'atténuent.

Le rebond de l'argent est en pause, mais l'argument en faveur d'un effondrement plus marqué n'est pas aussi net que le suggèrent les mouvements de lundi.

Le métal a reperdu du terrain vers 62 $ l'once après quatre jours consécutifs de hausse, les opérateurs ayant pris des bénéfices avant les procès‑verbaux de la réunion de juin de la Federal Reserve.

Pourtant, deux des principales pressions qui avaient pesé sur l'argent le mois dernier s'atténuent désormais : le pétrole est retombé vers des plus bas de plusieurs mois et les marchés ont réduit certaines attentes d'une nouvelle hausse des taux aux États‑Unis.

Cela place XAG/USD sous pression à court terme, mais pas sans soutien.

Le reflux suit un net rebond

L'argent au comptant a cédé environ 1 % pour s'échanger autour de $61.80 pendant les heures asiatiques, mettant fin à une progression de quatre jours qui avait ramené le métal au‑dessus de 62 $.

Le mouvement ressemblait davantage à une pause après une reprise rapide qu'à une cassure décisive.

L'argent se redressait en parallèle de l'or après la publication la semaine dernière d'un indicateur de l'emploi américain plus faible, qui a diminué les craintes que la Fed doive agir rapidement sur les taux.

Les prix implicites du CME FedWatch suggèrent toujours que les opérateurs voient une probabilité significative d'une hausse en septembre, mais cette probabilité s'est atténuée par rapport aux niveaux antérieurs aux données.

C'est important pour l'argent car il ne génère pas de rendement. Quand les attentes de taux augmentent, la trésorerie et les obligations deviennent plus attractives.

Quand ces attentes s'adoucissent, les métaux précieux obtiennent généralement l'espace nécessaire pour se stabiliser.

La faiblesse du pétrole allège la pression inflationniste

Le coussin le plus important peut provenir du brut. Le Brent s'échangeait autour de $71.80 le baril, proche du plus bas sur cinq mois de la semaine dernière, après qu'OPEC+ a convenu d'augmenter les objectifs de production pour août de 188000 barils par jour.

Les flux maritimes dans le détroit d'Hormuz se sont également améliorés, ce qui a réduit une partie de la prime de risque liée à la guerre qui avait poussé les prix de l'énergie à la hausse.

Les analystes de Citi s'attendent à ce que le Brent tombe vers $60 d'ici la fin de l'année, à mesure que les conditions d'offre se normalisent et que les perturbations liées à Hormuz s'estompent.

Si ce scénario se vérifie, des prix de l'énergie plus bas allégeraient les anticipations d'inflation et réduiraient le besoin d'un resserrement plus agressif de la part de la Fed.

Pour l'argent, c'est important. Le métal a souffert lorsque le pic du pétrole a ravivé les craintes inflationnistes.

Un marché de l'énergie plus calme donne aux investisseurs une raison de ne pas vendre à chaque reprise.

Les minutes de la Fed pourraient décider du prochain mouvement

Le prochain catalyseur est la publication mercredi des minutes du FOMC relative à la réunion des 16‑17 juin.

Les investisseurs chercheront à savoir avec quelle intensité les décideurs ont débattu d'une nouvelle hausse, en particulier avant le récent recul du pétrole et l'atténuation du contexte de tarification des taux.

Techniquement, l'argent reste fragile. XAG/USD demeure sous la moyenne mobile exponentielle à 20 jours, près de $63.53, qui est le premier niveau que les haussiers doivent reconquérir.

Une clôture au‑dessus de cette zone pourrait ouvrir la voie à un retour vers $67.17 puis $70.

À la baisse, le creux du 24 juin près de $55.63 reste le plancher clé. Une rupture en dessous suggérerait que le récent rebond a échoué.

Jusqu'alors, l'argent se trouve pris entre la prise de bénéfices et un contexte macroéconomique qui devient progressivement moins hostile.