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L’action Oracle devient une aubaine, mais un schéma risqué apparaît

L’action Oracle devient une aubaine, mais un schéma risqué apparaît
Crispus Nyaga
19 août 2026, 14:47 PM

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Oracle (ORCL) — position longue

Acheter ORCL. Les résultats montrent une demande réelle : revenus d'infrastructure cloud +93% et RPO/carnet de commandes en hausse de 85 milliards de dollars, à 638 milliards de dollars, avec des prévisions de chiffre d'affaires pour le T1 en hausse de 27% à 29% et un chiffre d'affaires annuel relevé à ~90 milliards de dollars. La valorisation est déjà décotée (PER prévisionnel ~18 vs ~22 pour le secteur), donc le marché valorise davantage la peur que les fondamentaux. Thèse : le carnet de commandes et la croissance du cloud continueront de se convertir en chiffre d'affaires même si les dépenses d'investissement augmentent.

Risque clé : Le plan d'endettement/dépenses d'investissement d'Oracle déclenche une alerte crédit (les rendements obligataires ne cessent d'augmenter et le refinancement devient coûteux), comprimant les marges et rompant la conversion de la croissance en cash.

Oracle (ORCL) — position vendeuse en cas de cassure

Vendre ORCL si le cours casse 118,90 $ (ligne de cou). L'article signale un gigantesque schéma tête-épaules et note que le titre est en dessous de la moyenne mobile exponentielle (50 EMA) — configuration classique de repli technique/momentum. Thèse : une fois la ligne de cou rompue, les traders systémiques et techniques augmentent leurs ventes, accélérant la baisse vers le support suivant.

Risque clé : ORCL tient 118,90 $ et rebondit sur des prévisions/rapports solides, invalidant la cassure et déclenchant un fort rattrapage des positions courtes.

  • L'action Oracle a fortement reculé ces derniers mois.
  • La société est devenue une aubaine alors que son carnet de commandes explose.
  • Le risque est la formation d'un schéma tête-épaules.

L'action Oracle reste fortement sous pression cette semaine, prolongeant une forte baisse entamée après que le titre a atteint un sommet à 345 $ en septembre dernier. L'action a depuis chuté de près de 60% par rapport à son plus haut historique, sa valorisation paraissant de plus en plus attractive malgré les préoccupations des investisseurs concernant l'alourdissement de la dette de la société et son exposition importante à des clients majeurs tels qu'OpenAI.

L'action Oracle est devenue la plus détestée du secteur de l'IA

L'entreprise de Larry Ellison est lentement devenue la société la plus critiquée dans l'industrie de l'intelligence artificielle malgré sa forte croissance. Ses résultats financiers les plus récents montrent que la croissance du chiffre d'affaires se poursuit, les analystes s'attendant à ce que l'élan se maintienne en raison de son rôle dans l'IA.

Les résultats ont montré que le chiffre d'affaires a bondi de 21% au quatrième trimestre fiscal pour atteindre 19,2 milliards de dollars, tandis que les revenus de son infrastructure cloud ont grimpé de 93% pour atteindre 5,8 milliards de dollars. Plus notable, les Remaining Public Obligations (RPO) ont augmenté de 85 milliards de dollars au cours du trimestre, pour atteindre 638 milliards de dollars. Cela fait du RPO, ou carnet de commandes, l'un des plus importants du secteur.

La société s'attend également à ce que son chiffre d'affaires continue de croître dans un avenir proche. Ses prévisions indiquent que le chiffre d'affaires du premier trimestre devrait croître entre 27% et 29%, avec un chiffre d'affaires annuel porté à 90 milliards de dollars. Cette estimation annuelle était supérieure à la moyenne de 89 milliards de dollars attendue par les analystes. Elle devrait ensuite atteindre 130 milliards de dollars l'exercice financier suivant.

Dépenses d'investissement et endettement en forte hausse

La principale raison de la chute du titre Oracle est que les investisseurs s'inquiètent de ses dépenses et de la hausse de sa dette. Elle prévoit de dépenser 48 milliards de dollars en dépenses d'investissement cette année, puis 70 milliards l'année prochaine. Cela poussera la société à lever des sommes substantielles via la dette et les capitaux propres. Elle prévoit de lever 40 milliards de dollars en dette et en capitaux propres cette année.

En conséquence, sa dette totale a fortement augmenté ces derniers mois. Elle s'est élevée à 129 milliards de dollars, dont 7,2 milliards de dette à court terme. Au dernier trimestre, elle a déboursé plus de 1,4 milliard de dollars au titre des paiements d'intérêts à ses créanciers. Bien que ses obligations ne soient pas encore classées junk, elles en sont proches, leurs rendements continuant d'augmenter. S&P Global a rétrogradé la société à BBB en juin. 

L'action Oracle a également dévissé alors que les investisseurs s'inquiètent de la bulle de l'IA, dont Michael Burry a mis en garde. Par ailleurs, des inquiétudes subsistent quant à son exposition à OpenAI, dont la croissance du chiffre d'affaires a ralenti.

Toujours côté positif, certains signes indiquent que la société est relativement sous-évaluée, son ratio cours/bénéfice prévisionnel étant de 18, inférieur à la médiane du secteur de 22.

Les analystes estiment que le cours d'ORCL devrait être plus élevé qu'aujourd'hui. UBS a un objectif de 245 $, tandis que Wedbush et Bernstein visent respectivement 240 $ et 325 $. Barclays et Moffett Nathanson ont des objectifs de 250 $ et 325 $, respectivement.

Analyse technique du cours d'Oracle : formation d'un schéma risqué

action Oracle

Graphique de l'action ORCL | Source : TradingView

Le graphique hebdomadaire montre que le cours d'ORCL est passé d'un sommet historique de 345 $ en septembre dernier aux 142 $ actuels. Il est resté en dessous de la moyenne mobile exponentielle (50 EMA). 

Parallèlement, il a formé un gigantesque schéma tête-épaules dont la ligne de cou se situe à 118,90 $. Ce schéma conduit souvent à de nouvelles baisses au fil du temps. Il existe donc un risque que l'action continue de baisser, potentiellement jusqu'au prochain support clé situé à 118,90 $. Une chute en dessous de ce niveau indiquerait de nouvelles baisses.