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Le Brent frôle un plus haut sur quatre semaines : jusqu'où peut monter le pétrole ?

Le Brent frôle un plus haut sur quatre semaines : jusqu'où peut monter le pétrole ?
Devesh Kumar
20 août 2026, 08:25 AM

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Contrats Brent

Acheter des contrats Brent (ou l'écart Brent/WTI si vous pouvez le trader). Le plancher est le risque du détroit d'Ormuz : les armateurs évitent la route, les revenus des pétroliers grimpent et l'escalade ÉAU‑Iran ajoute de l'incertitude. Même avec une hausse des stocks américains, le marché paie toujours une prime géopolitique et le Brent se maintient au‑dessus de 90 $, maintenant le « risque d'une restriction supplémentaire » actif.

Risque clé : Une désescalade diplomatique rapide qui restaure la confiance et ramène le trafic par Ormuz, faisant s'effondrer la prime géopolitique.

Crack spreads essence US

Acheter les crack spreads de l'essence aux États‑Unis (long essence vs short brut, via produits/ETF de crack spread). Si le brut reste élevé mais que les stocks d'essence américains augmentent et que l'utilisation des raffineries est élevée, le marché valorisera probablement l'essence moins serrée que le brut — compressant les cracks. C'est la seconde jambe : l'article signale une hausse des stocks d'essence, ce qui signifie que le prix des produits raffinés ne suivra pas forcément le mouvement géopolitique du brut.

Risque clé : La demande d'essence repart à la hausse ou des perturbations d'approvisionnement touchent la raffinerie/la logistique, faisant monter les prix de l'essence plus vite que le brut et élargissant les cracks.

  • Le Brent reste au‑dessus de 91 $ alors que les risques à Ormuz maintiennent fortes les craintes d'approvisionnement mondiales.
  • Le WTI se stabilise près de 86 $ après un rallye de quatre jours malgré la hausse des stocks de brut américains.
  • Des approvisionnements en carburant serrés contrebalancent la montée des stocks et les signes d'une demande plus faible.

Les prix du pétrole sont restés proches de leurs plus hauts sur quatre semaines jeudi, les opérateurs pesant la perturbation persistante autour du détroit d'Ormuz face à une hausse surprise des stocks de brut américains, laissant le Brent au‑dessus de 91 $ le baril et le WTI autour de 86 $.

Les contrats à terme sur le Brent s'échangeaient autour de 91,87 $ en début de séance, tandis que le contrat le plus proche sur le WTI était près de 85,81 $.

Les deux indices avaient progressé pendant quatre séances consécutives jusqu'à mercredi, lorsque le Brent a clôturé à 91,62 $ et le WTI à 85,83 $.

Le rallye a été alimenté moins par une demande plus forte que par le risque que la confrontation entre les États-Unis et l'Iran puisse restreindre davantage l'un des corridors énergétiques les plus importants au monde.

Ormuz soutient le plancher du brut

Le détroit d'Ormuz reste le principal moteur des cours du pétrole.

Washington affirme que la voie maritime est ouverte, tandis que Téhéran soutient que des restrictions demeurent en place, et de nombreux armateurs continuent d'éviter la route pour des raisons de sécurité.

La dernière escalade est intervenue lorsque les ÉAU ont suspendu les échanges commerciaux et financiers avec l'Iran après avoir accusé Téhéran de nouvelles attaques à la missile, une accusation démentie par l'Iran.

Cette décision ajoute une couche d'incertitude autour du commerce du Golfe et réduit les espoirs d'une issue diplomatique rapide au conflit.

Cela a de l'importance parce qu'environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole transite normalement par Ormuz. Même avec des oléoducs alternatifs, des transbordements entre navires et des cargaisons redirigées qui atténuent la perturbation, le coût du transport du brut du Golfe a fortement augmenté.

Le Financial Times a rapporté que la demande de tankers a explosé, avec des revenus spot pour certains supertankers dépassant 550 000 $ par jour.

Les stocks américains freinent le rallye

L'argument géopolitique haussier est contrebalancé par des signes montrant que l'offre physique ne se resserre pas aussi vite que redouté.

Les stocks commerciaux de brut aux États‑Unis ont augmenté de 4,4 millions de barils la semaine dernière, pour atteindre 428,8 millions, selon l'Energy Information Administration, alors que l'on attendait une baisse.

Les stocks d'essence ont également augmenté, tandis que la production américaine de brut s'est établie en moyenne à 13,8 millions de barils par jour. Le taux d'utilisation des raffineries a grimpé à 97,2 %, montrant que les installations tournent à plein régime malgré les inquiétudes générales sur l'offre.

David Russell de TradeStation estime que la hausse des stocks et le fléchissement de la demande d'essence montrent que les conditions d'approvisionnement américaines se détendent.

Les analystes de Ritterbusch pointent en contrepoids des stocks faibles de distillats, le diesel et autres distillats moyens restant très en dessous des normes saisonnières.

Cette divergence aide à expliquer pourquoi le brut est resté ferme sans franchir nettement des niveaux supérieurs.

Brent au‑dessus de 90 $ : le risque inflationniste reste

La capacité du Brent à rester au‑dessus de 90 $ importe bien au‑delà des marchés de l'énergie.

Un brut cher peut se répercuter directement sur les coûts de carburant, de fret et de production, compliquant les perspectives d'inflation au moment où les investisseurs débattent de la nécessité pour la Federal Reserve de resserrer à nouveau sa politique.

Pour l'instant, le marché paie une prime géopolitique significative, mais n'anticipe pas un choc d'offre à grande échelle.

Le prochain mouvement dépendra de l'évolution du trafic à travers Ormuz : s'il se détériore davantage ou si la hausse des stocks et les routes d'exportation alternatives continuent d'absorber la perturbation.