Actions Bombardier en ligne de mire après la menace de Trump d'interdire les ventes US

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Acheter BBD-B.TO. La menace est probablement du bruit politique : la certification FAA est déjà en place, les avions sont conformes à l'USMCA et toute interdiction effective nécessiterait une action du Congrès et serait contestée devant les tribunaux. Parallèlement, les fondamentaux s'améliorent (chiffre d'affaires et EBITDA ajusté en hausse en glissement annuel), si bien que la vente massive est probablement une réaction excessive. Les indicateurs techniques suggèrent également un rebond négociable depuis la faiblesse actuelle du marché baissier vers ~$343 (pivot inverse fort) à mesure que les craintes s'estompent.
Risque clé : Trump obtient réellement une restriction de vente applicable légalement aux États-Unis (et pas seulement une menace), réduisant les livraisons et entraînant un impact réel sur les résultats.
Acheter les bénéficiaires fournisseurs américains : Pratt & Whitney (RTX), GE Aerospace (GE) et Honeywell (HON). Si les ventes de Bombardier aux États-Unis sont perturbées, le marché pourrait craindre un repli de la demande aérospatiale plus large, mais l'article souligne l'utilisation intensive par Bombardier de moteurs/pièces fabriqués aux États-Unis — toute interruption est donc plus susceptible d'être temporaire et compensée par la demande continue de services/pièces. C'est une manière plus propre de profiter du vent arrière du « contenu US » sans prendre directement le risque des gros titres réglementaires.
Risque clé : Une escalade commerciale aérospatiale durable entre les États-Unis et le Canada force les clients à suspendre commandes et activités de service, réduisant la demande de pièces/moteurs pour ces fournisseurs.
- Les actions Bombardier ont reculé de plus de 27% depuis leur plus haut de l'année.
- Trump a menacé d'interdire Bombardier aux États-Unis.
- Il fait face à des obstacles majeurs pour concrétiser cette menace.
Les actions Bombardier seront sous pression à la réouverture des marchés après le long week-end alors que les investisseurs réagissent à la nouvelle menace du président Donald Trump. Cela intervient alors que le titre reste en marché baissier après une chute de 27% depuis son plus haut de l'année. Toutefois, plusieurs éléments laissent penser que la menace de Trump n'aura pas d'impact majeur sur la société.
Le président Trump ne peut pas simplement interdire Bombardier
Dans un message sur Truth Social lundi, le président Trump a annoncé que les États-Unis empêcheraient Bombardier de vendre ses avions aux États-Unis alors que la guerre commerciale avec le Canada s'intensifie.
Trump a soutenu que le Canada agissait de manière déloyale envers les États-Unis, répétant son affirmation sur le fort déficit commercial que les États-Unis ont avec le pays. Il a aussi évoqué le retard de l'approbation de Gulfstream par le Canada.
Trump avait raison de souligner que les États-Unis constituent le principal marché de Bombardier, et une interdiction aurait des conséquences majeures sur son activité.
Cependant, la question est de savoir si Trump peut utiliser ses pouvoirs présidentiels pour empêcher Bombardier de vendre ses avions aux États-Unis. D'une part, la FAA a déjà certifié tous les avions Bombardier vendus aux États-Unis. De plus, ces avions sont conformes à l'accord USMCA négocié par Trump lors de son premier mandat. L'USMCA a été adopté par le Sénat et promulgué, ce qui signifie qu'il faudrait une approbation du Congrès pour en interdire l'application.
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Surtout, Bombardier pourrait, en cas d'interdiction, recourir au système judiciaire pour faire annuler une telle décision. Trump a déjà essuyé de lourdes défaites devant la Cour suprême, notamment sur des questions de tarifs douaniers.
En outre, le Canada pourrait riposter en interdisant les avions américains de sociétés comme Boeing et Gulfstream, cette dernière appartenant à General Dynamics.
Bombardier dispose d'une importante présence aux États-Unis et achète des pièces américaines
Surtout, Bombardier possède une forte implantation aux États-Unis, avec plus de 1 000 employés dans le pays. Elle recourt également à de nombreux fournisseurs américains, qui seraient pénalisés si son activité ralentissait.
La société utilise des moteurs fabriqués par des entreprises telles que Pratt & Whitney, GE Aerospace et Honeywell. Toutes ces sociétés sont américaines. Elle utilise aussi des produits de sociétés comme Collins Aerospace, Parker Hannifin, TransDigm Group, RTX et Parker Aerospace.
De ce fait, interdire Bombardier aurait un fort impact sur l'activité américaine, ce qui fait apparaître la possibilité d'un « TACO moment ». TACO signifie « Trump Always Chickens Out ».
Le dernier rapport trimestriel montre surtout que l'activité de Bombardier a continué de croître régulièrement. Son chiffre d'affaires est passé de $2.03 billion au deuxième trimestre de l'an dernier à $2.15 billion au deuxième trimestre de cette année. La majeure partie de ce chiffre d'affaires provient du segment fabrication, suivi des services.
Ses bénéfices ont également continué de progresser, avec un EBITDA ajusté qui est passé à $325 million contre $297 million sur la même période l'an dernier.
Analyse du cours de l'action Bombardier

Graphique du cours Bombardier | Source : TradingView
Le graphique journalier montre que le cours de l'action Bombardier est resté en marché baissier ces dernières semaines. Il est passé d'un sommet à $378 en juillet au niveau actuel de $311.90. Il a franchi la borne inférieure du canal ascendant.
Le titre est resté en dessous de la moyenne mobile à 50 jours ainsi que du point pivot majeur S/R des Murrey Math Lines. À l'avenir, l'action devrait rester sous pression à court terme tandis que les investisseurs réagissent à la menace de Trump. Elle rebondira ensuite, possiblement vers le niveau de pivot inverse fort à $343 à mesure que les inquiétudes s'atténueront.

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