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Décision de la Fed cette semaine : pourquoi une pause choquerait plus qu'une hausse

Décision de la Fed cette semaine : pourquoi une pause choquerait plus qu'une hausse
Devesh Kumar
14 sept. 2026, 11:49 AM

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Futures du Trésor à 10 ans (position vendeuse)

Réduire l'exposition aux taux longs : si la Fed marque une pause, les rendements à long terme devraient probablement bondir car les investisseurs en concluraient que la Fed perd le contrôle de « l'extrémité longue de la courbe ». Opération : vendre des futures sur le Trésor américain à 10 ans (ou acheter des options de vente — puts — sur le 10 ans). Raisonnement : l'article souligne qu'une hausse est déjà anticipée, mais qu'une pause peut pousser les rendements longs à la hausse et resserrer les conditions financières là où les actions sont les plus sensibles.

Risque clé : La Fed livre un message clair et crédible indiquant que le contrôle de l'inflation reste l'objectif (la pause est « tributaire des données » avec des orientations prospectives fortes), empêchant une vente massive sur les obligations à 10 ans.

Nasdaq-100 (position vendeuse)

Shorter les valeurs de croissance chères dans un scénario de pause : une hausse des rendements à long terme augmente les taux d'actualisation et frappe le secteur technologique à longue duration de manière plus prononcée. Opération : acheter des puts Invesco QQQ ou vendre des futures Nasdaq-100. Raisonnement : l'article relie explicitement une hausse des rendements longs due à une pause à une pression sur les valeurs de croissance/technologie.

Risque clé : La pause de la Fed s'accompagne de signaux très accommodants qui compensent la hausse des rendements longs (les rendements n'augmentent pas suffisamment, ou un biais 'risk-on' domine).

  • Les marchés évaluent désormais à 87 % la probabilité d'une hausse de 25 points de base par la Fed ce mercredi.
  • Une pause surprise de la Fed pourrait faire grimper fortement les rendements des Treasuries à long terme.
  • Goldman et JPMorgan prévoient désormais des hausses alors que les pressions inflationnistes persistent.

La Réserve fédérale pourrait annoncer cette semaine sa première hausse des taux depuis 2023, mais le choc le plus important pour les marchés pourrait être de ne rien faire.

Les traders estiment à 87 % la probabilité que les décideurs relèvent les taux de 25 points de base mercredi, après une inflation plus élevée en août et une hausse des cours du pétrole.

Goldman Sachs et JPMorgan se sont tous deux rangés du côté des hausses.

Cela place les investisseurs face à une asymétrie inhabituelle, car une hausse est largement anticipée, tandis qu'une pause pourrait raviver les doutes sur la crédibilité de la Fed en matière d'inflation et pousser les rendements des bons du Trésor à long terme à la hausse.

Wall Street est passé du débat sur une hausse à son attente

Aussi récemment qu'avant les données d'inflation de la semaine dernière, les marchés étaient moins convaincus. La probabilité d'une hausse en septembre était d'environ 70 % avant de grimper à 87 % après des lectures de l'IPC et de l'IPP plus fortes.

L'IPC global d'août a progressé de 0,4 % par rapport à juillet et de 3,4 % sur un an. L'IPC de base a augmenté de 0,3 % sur le mois, au‑dessus du consensus de 0,2 %, tandis que l'inflation de base annuelle s'établissait à 2,4 %.

Goldman a abandonné son précédent appel à la stabilité et prévoit désormais une hausse d'un quart de point. JPMorgan anticipe des hausses en septembre et en décembre.

L'économiste de Goldman, David Mericle, a déclaré au Financial Times que les décideurs « s'inquiéteraient de la réaction potentielle du marché à l'absence d'une hausse que la communication récente de la Fed a conduit le marché à quasiment intégrer ».

Les investisseurs se sont ajustés à des taux à court terme plus élevés. Une hausse pourrait encore exercer une pression sur les actifs sensibles aux taux, mais elle confirmerait la trajectoire de la politique monétaire que les marchés attendent désormais.

Ne rien faire est devenu la stratégie la plus perturbatrice pour les marchés financiers.

Une pause pourrait pousser les rendements à long terme à la hausse

Habituellement, un maintien des taux inchangés soutiendrait les obligations. Cette réunion pourrait produire la réaction inverse.

Le rendement du bon du Trésor à 10 ans tourne autour de 5 %, après avoir atteint 4,98 % la semaine dernière, alors que les investisseurs sont confrontés à une inflation tenace, à un pétrole coûteux, à un endettement public élevé et à des inquiétudes sur les perspectives budgétaires des États‑Unis.

Le trader de Goldman Sachs Rich Privorotsky a déclaré à MarketWatch que le danger de ne pas relever est que la Fed « pourrait perdre le contrôle de l'extrémité longue de la courbe » si les investisseurs concluent que les décideurs ne sont pas suffisamment sérieux au sujet de l'inflation.

Cela importe pour les actions, car une hausse des rendements à long terme augmente les taux d'actualisation, rend les rendements des Treasuries plus compétitifs par rapport aux actions et exerce une pression particulière sur les valeurs technologiques et de croissance les plus chères.

Une pause pourrait donc paraître accommodante à l'extrémité courte tout en resserrant les conditions financières plus loin sur la courbe.

C'est ce qui rend mercredi inhabituel : le choix de politique apparemment plus facile pourrait déclencher une réaction de marché plus sévère.

L'enjeu majeur est la crédibilité de la Fed

Le débat dépasse finalement une nouvelle augmentation de 25 points de base.

L'inflation globale reste à 3,4 %, l'inflation de base a surpris à la hausse, et le Brent reste au‑dessus de $100 alors que les risques d'approvisionnement au Moyen‑Orient maintiennent les prix de l'énergie élevés.

La fourchette cible des federal funds est de 3,5 % à 3,75 %.

Chris Zaccarelli, directeur des investissements chez Northlight Asset Management, a déclaré qu'il était difficile de voir comment les décideurs pourraient justifier de ne rien faire.

« Il n'y a aucune garantie que la Fed relève ses taux la semaine prochaine, mais il est difficile de voir comment la banque centrale peut justifier de maintenir les taux », a‑t‑il déclaré, selon MarketWatch.

Une pause bien communiquée pourrait néanmoins fonctionner si la Fed indique que de futurs resserrements restent possibles.

Mais une hésitation sans explication claire pourrait soulever des doutes sur la disposition des décideurs à tolérer une inflation supérieure à la cible.